1989-2003

EMMAÜS-BRIE 1989

Après trois années de fonctionnement le groupe prend ses marques et tire le bilan de la croissance, et de l'évolution de ses activités. Il est décidé, suite aux difficultés, de toute nature, rencontrées sur le site de Melun de fermer celui-ci, et de redéployer les efforts sur la Communauté de la Grande-Paroisse :

- Les travaux d'aménagement commencent.
- Un programme de plusieurs millions de Francs est élaboré.

1990 à 2003

- Le programme de réhabilitation des locaux de la Grande-Paroisse est mis en œuvre.

En partenariat avec le Conseil Général, la Préfecture, la Fondation de France, la DDASS et le Farif.

- La première tranche des travaux est menée à terme, durant les années 1990 à 1992.

L'ensemble des bâtiments constituant l'outil de travail de la Communauté, à savoir les ateliers, les locaux de stockage, les salles de vente, est remis en état et en conformité avec les normes de sécurité obligatoires.

- La deuxième tranche, consacrée à l'accueil et à l'hébergement est mise en route en 1993.

Cette opération a permis l'amélioration des conditions de vie (création de chambres, cuisine, réfectoire, réserves alimentaires, buanderie....), ainsi que l'accroissement de notre capacité d'accueil, qui est passée de 24 à 36 lits dans sa phase terminale.

1990 à 2003 suite...

Durant ces dernières années, nous avons poursuivi le recentrage de nos activités.

La gestion du centre Emmaüs de Sucy-en-Brie (départ de notre action) est désormais assurée par nos amis d'Emmaüs Liberté (Charenton). Moyennant quoi l'ensemble de notre action sociale s'est développée à partir de la Ferme de la Rubrette.

L’évolution tant humaine, qu’économique de la communauté, nous conduit à réfléchir sur la stratégie à adopter, pour la pérennisation de notre structure.

Notre communauté, se voulant communauté d’accueil et de travail, se heurte à deux réalités qu’il nous faut gérer, comme tout organisme confronté à une obligation de résultats humains et financiers.

L’accueil :

Cet accueil représente les forces vives de la communauté. Si le public accueilli rajeuni, au fil des années, son positionnement par rapport au travail, s’est beaucoup modifié au regard des générations antérieures. L’accompagnement « des Anciens » au niveau travail et découverte des possibilités de chacun est indispensable pour le bien être de tous les Compagnons et de l’Equipe animatrice.

Nos accueillis sont dans de grandes difficultés, tant physiquement que psychologiquement.

Le coté « entreprise » de notre activité en pâtit, de part le fait que les résultats des ventes est lié à une capacité de production de qualité demandant des capacités professionnelles acquises.

L’activité de récupération :

La qualité des marchandises collectées, tend régulièrement à baisser et nous amène à accroître les volumes traités, pour maintenir l'achalandage de nos salles de ventes et la capacité de fournir du matériel à nos « dépannages ».

Cette augmentation des ramassages, corrélative aux distances parcourues ne peut être qu'un palliatif à court terme, car il nous confronte à un problème de coût de la marchandise récupérée. Quant à la qualité, nous nous devons d’être plus draconiens sur la qualité des dons car nous constatons que la qualité des matériels récupérés et leur valeur de recyclage sont en baisse. Aujourd’hui, la société de consommation programme au plus juste la durée de vie de ces objets manufacturés, le taux de remplacement est devenu une donnée essentielle dès leur conception.

Par ailleurs, les matières premières utilisées, bois, métaux ferreux et non ferreux sont remplacées par les agglomérés, les plastiques et autres matières synthétiques, de peu de valeur en terme de récupération et de recyclage.

Les meubles en bois sont en triste état à leur arrivée dans la communauté et demandent une restauration professionnelle (ébéniste, menuisier) qui amènent un surcoût à l’objet.

- Le second paramètre est lié directement à la situation économique et sociale :

Face à ces réflexions, la solution est difficile à trouver :

- diversifier les activités
- valoriser les produits
- élargir les sources d’approvisionnement (en particulier près de magasins, nous donnant des objets neufs mais à réparer).

- La multiplication des dépôts ventes et autres vide-greniers organisés en grands nombres par toutes les communes de France, nous fait grand tort :

- d’une part en nous privant d’une partie de nos approvisionnements directs,

- d’autre part en constituant une importante concurrence sur le marché de l’occasion.

Dans cette perspective, nous avons acquis le 5/10/94, une ferme dans le hameau de Montgelard (commune de la Grande-Paroisse) comprenant une maison d'habitation d'environ 120 m², avec ses dépendances : grange, écurie, le tout sur environ 5 000 m² de terrain.

Par ailleurs, nous sommes confrontés à des demandes d'accueil peut être plus difficiles encore :

- L'hébergement de femmes, de maman avec enfants pour lesquelles nous ne pouvons pas intervenir.

La spécificité de notre action à Emmaüs, nous conduira à constituer une nouvelle structure, "Les Glycines", axée spécialement sur ce type d'accueil :

"Femmes et enfants en grande difficulté"


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